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samedi, juillet 2 2011

Composition des aciers de coutellerie

Les aciers de coutellerie et leur composition

En complément de l'article ci-dessous sur les aciers utilisés pour les couteaux je vous conseille également de consulter un tableau de composition des aciers de coutellerie publié sur le site d'information dédiés aux tireurs "Tireurs.fr".

Cet article est sous forme d'un fichier PDF à télécharger > Composition des aciers de coutellerie

Merci à l'auteur, Claude Laplace pour cet article et ce tableau très pratique.



Les aciers pour les couteaux

L'acier dont on fait les lames de couteaux

N'hésitez pas à lire ce très complet article (lien ci-dessous) du Blog référence "A couteaux tirés".

L'auteur aborde les qualités requises pour un acier de coutellerie, la composition des aciers, ce qu'apporte chaque élément de cette composition, les traitements thermiques.

Un article à garder pour tous les passionnés de bonnes lames.

> Lames de coutellerie sur "A couteaux tirés".



mercredi, novembre 24 2010

Le bois stabilisé ?

Sur de nombreux manche de couteaux on trouve du bois dit "stabilisé".

La technique pour obtenir cette stabilisation si intéressante pour des manches de couteaux résistants à l'eau et plus légers était pour moi assez mystérieuse.

Je viens de trouver sur un site diffusant des  matériaux pour tourneurs sur bois une explication qui me semble assez claire.

Vous trouverez d'ailleurs sur ce site bien des produits et matériaux intéressants pour la coutellerie... > le lien du site SMA Diffusion

Voici donc le copié / collé du texte expliquant le procédé pour obtenir un bois stabilisé :

" Le bois stabilisé, à la différence du bois classique, subit l'injection sous hautes pressions d'une  résine naturelle ou colorée, qui bouche les pores et confère au bois une grande résistance, à l'eau notamment.

Le bois est séché, puis chauffé pour ouvrir entièrement les pores.

Le bois est placé dans un récipient sous vide à  - 90 atmosphères ce qui soustrait toute humidité restante.

Une solution de résine liquide est ensuite forcé dans le bois sous haute température et à l'aide d'un gaz inerte qui est injecté dans le récipient pour augmenter la pression.

La pression énorme force l'acrylique à remplir les pores du bois.

Une fois l'acrylique durcit, le bois devient un hybride ni bois ni résine."

Le résultat obtenu n'est donc plus tout à fait du bois mais il en garde le bel aspect et à gagné en qualités mécaniques.

Un exemple avec les manches des couteaux Eka Swede manche Bubinga
couteau edc lockback eka swede 8 et 10

Les fournisseurs de matériaux pour couteliers proposent ce type de bois et en voici deux pour vos prochaines réalisations.

> Brisa
> Mercorne


Swede Bubinga

Swede Bubinga

Swede 8B35.00 € Hors Stock
Swede 10B45.00 € Hors Stock

mardi, mai 25 2010

Un stage d'initiation à la forge passionnant

Initiation à la forge

Comme promis voici un petit reportage sur la passionnante semaine d'initiation à la forge que je viens d'effectuer à l'Atelier Médiéval de la Geôle chez Thierry Peyranne.

C'est à Mercus, un joli village de l'Ariège que se cache la forge de Thierry.

Cela ajoute au côté authentique de ce forgeron passionné et passionnant. (Thierry est spécialisé dans la reproduction d'armes anciennes dans le pur respect des techniques utilisées par nos ancêtres).

Thierry Peyranne préparant le feu de forge
Préparation du feu de forge.

Ce premier stage avait pour but de donner des notions de base du travail du métal avec marteaux, enclume et forge, comme il se doit.

enclumes de 120 kilos
Deux enclumes anciennes de 120 kilos.

Nous avons commencé par des fondamentaux sur morceaux de fer pour tenter d'apprivoiser feu, marteaux en enclume (pas simple...).

Bien loin de ce que l'on peut croire de prime abord il faut travailler en finesse pour obtenir du fer ou de l'acier qu'il prenne la forme désirée.

Une bonne température du métal est nécessaire pour travailler au mieux. Trop froid il ne se déforme pas et peut se fissurer, trop chaud il peut brûler...

Travailler le métal

Les trois premiers jours furent consacrés au façonnage de formes de bases tels que des règles carrées à partir de ronds, de pointes courtes, longues, clous de charpentiers et pointe de carreau d'arbalète !

Tout ceci pour avoir une notion des techniques ensuite utilisées pour réaliser une réplique de couteau celtique Ve siècle avant J.C. ! 

couteau celtique Ve sicle avant J.C. avant finition
En fin de forge avant recuit de détente, décalaminage, trempe, revenu.
couteau celtique une fois terminé
Le couteau celtique Ve siècle avant J.C. un fois trempe, revenu et émouture effectuée. C'est bien sûr un travail de débutant car les traces de coups de marteaux devraient être bien moins visible et la forme plus régulière. Il faut bien commencer...

Traitements thermiques

Nous avons bien sûr abordés les notions de chauffe et de traitements thermiques de l'acier pour obtenir la meilleure structure possible.

Les températures doivent être connues et emmenées dans un ordre précis pour avoir au final une lame de couteau de bonne qualité.

Pour résumer il y a 4 temps : la forge, le recuit de détente, la trempe, le revenu.

Finitions

Ensuite viennent les finitions tels que le polissage de certains endroits pour mettre en valeur le style "brut de forge" de ce celtique, puis l'émouture et l'aiguisage.

émouture au backstand
Émouture au Backstand

Je n'entre pas plus dans les détails car cela demanderait un très long article et je ne saurais être aussi clair que les explications de Thierry.

En juillet je continue avec la réalisation d'un couteau droit et en décembre un pliant avec ressort entièrement à la forge...

Chaud devant !



jeudi, février 18 2010

Le Micarta des manches de couteaux !

Le micarta des manches de couteaux

Un matériau composite

Ce nom sonne un peu comme un nom de minéral, mais pourtant ce "Micarta" ne se trouve pas dans la nature.

C'est un nom déposé par la société Norplex-Micarta et désignant un matériau composite multicouche.

Il est constitué de fibres naturelles telles que du papier, de la toile ou du lin, additionnées de résine phénolique (grande résistance au feu).

C'est un matériau aussi ancien que la Bakélite datant de 1910.

Il est parfait pour un manche de couteau

A l'origine le Micarta était surtout utilisé pour les appareils électriques ou la décoration, mais son usage s'est étendu et il est maintenant souvent utilisé pour les manches de nos couteaux.

Il a en effet de nombreux avantages pour un tel usage :
> il est très résistant à l'eau,
> il est très résistant à la rupture,
> il n'éclate pas,
> il est très stable dans le temps.

Bien que en partie non « naturel » comme le bois ou la corne, il est donc intéressant pour la coutellerie, car il est très durable. 

En complément :

> Lesmatériaux composite sur Wikipédia

> Le Micarta en détail sur wikipedia (en anglais)


Chasse manche Micarta

Chasse manche Micarta

43.00 € Ajout au panier

samedi, février 6 2010

En mai c'est stage de forge pour LamesEco !

Ca va chauffer !

Pour mieux vous conseiller et aussi pour me faire plaisir en apprenant à faire moi-même de sympathiques couteaux ! Je serais en stage chez Thierry Peyranne, Maître Forgeron à l'Atelier Médiéval de la Geôle.

Les traitements thermiques de l'acier est un sujet passionnant qui demande beaucoup de pratique pour être maîtrisé et je vais probablement beaucoup apprendre en compagnie de ce maître forgeron.

Ce sera pour moi un deuxième stage, car l'an passé j'ai suivi une semaine d'initiation chez un autre "grand" ! Jean-Luc Soubeyras ! (je sens qu'il y a des jaloux).

À mon retour ce sera reportage photo et quelques clichés de mes réalisations ! (si c’est réussi... ;)).



mardi, janvier 12 2010

Composants de l'acier d'une lame de couteau

Composition d'un acier de coutellerie

L'acier d'une lame ne comporte pas uniquement du fer et du carbone.

Pour acquérir les qualités d'une bonne lame il faut ajouter d'autres composants à ces deux éléments de base pour obtenir des alliages adaptés à la coutellerie.

Voici ces composants ajoutés à l'acier que vous pouvez trouver dans des proportions savamment dosées par les fabricants d'aciers.

> Le Chrome

(Cr) > il durcit l'acier, améliore le tranchant et la résistance à la corrosion. On parle d'acier inoxydable à partir de 13 % de chrome.

> Le cobalt

(Co) > améliore la dureté et la résistance et permet de tremper l'acier à plus haute température.

> Le carbone

(C) > il permet de durcir l'acier et donc d'obtenir un tranchant durant plus longtemps. Par exemple le XC75 contient 0.75 % de carbone. A savoir que à plus de 2 % de carbone nous obtenons de la fonte trop cassante pour les lames de couteaux.

> Le cuivre

(Cu) > améliore la résistance à la corrosion et à l'usure.

> Le manganèse

(Mn) > permet de rendre l'acier plus stable à la trempe.

> Le molybdène

(Mo) > améliore la résistance à la traction, la dureté et la résistance à la courbure. Il ajoute aussi une résistance à la corrosion.

> Le nickel

(Ni) > améliore la résistance et la dureté et la résistance à la corrosion. Améliore aussi la trempabilité.

> Le silicium

(Si) > améliore la résistance à la flexion. Il est également désoxydant.

> Le tungstène

(W) > augmente la dureté et la résistance à l'usure.

> Le vanadium

(V) > augmente la résistance aux impacts et l'élasticité.

Exemple

Le 440 C utilisé pour un Douk Douk lame Inox est composé de C 0.95 %, Cr 16 %, Mo 0.75 %, Mn 1 %, Si 1 %

Prochainement je publierai un tableau avec les composants des aciers les plus souvent utilisés en coutellerie.



dimanche, janvier 10 2010

Le bois d'Amourette

Le bois d'amourette

Bien connu des couteliers et collectionneurs de couteaux pour son graphisme si particulier pouvant évoquer la peau d'un serpent.

Utiliser ce bois pour un manche donne tout de suite noblesse et exotisme au couteau.

L'autre avantage est la grande densité de ce bois d'Amourette qui assure au propriétaire du couteau que la beauté de son manche de couteau sera durable.

Le temps donne cependant une belle patine au couteau qui va foncer progressivement.

Vous pouvez le nettoyer à l'essence de térébenthine et le cirer à la cire d'abeille pour l'entretenir.

L'origine du « bois de serpent »

IL est originaire d'Amérique du Sud. On le trouve par exemple en Guyane mais aussi au Suriname.

Le nom latin de cet arbre est : Brosimum guianense.

Pour des informations complémentaires voici le lien de l'article le concernant sur Wikipédia.


Le Thiers manche Amourette

Le Thiers manche Amourette

56.00 € Ajout au panier

samedi, décembre 19 2009

La corne blonde utilisée sur les manches des couteaux de poche

Qu'est-ce que la corne blonde ?

C'est bien entendu une matière naturelle, provenant des cornes de vaches ou de zébu.

Une corne se compose de deux parties distinctes.

Le tiers supérieur de la corne, la pointe, plus dense, plus "noble", est le plus recherché.

Les deux tiers inférieurs sont creux et ont une fibre moins dense qui est de moindre intérêt pour les couteliers.

Le rendu final d'un manche en corne blonde est très beau et agréable au toucher.

Mais le façonnage et le ponçage d'une telle matière ne sont pas du plus agréable.

L'odeur est assez forte et la poussière blanche recouvre tout l'atelier.

C'est le prix que paie le coutelier pour obtenir vos manches de couteaux aux si belles finitions.

Lorsqu'elle comporte des nuances de beiges, de marrons, la corne est dite flammée ou jaspée.

Corne Noire

Les cornes noires souvent utilisées en coutellerie proviennent du Buffle, mais aussi de Zébus.

On trouve aussi de la corne dite "pressée"

C'est la partie creuse, du bas des cornes, qui est pressé à chaud.

Cette technique comble les vides des fibres et permet de l'utiliser malgré sa moindre densité que dans la pointe.

Dans un prochain billet du blog nous verrons comment prendre soin d'un manche en corne.


Le Thiers corne flammée

Le Thiers corne flammée

56.00 € Ajout au panier

samedi, décembre 12 2009

Lames en acier inox et en acier carbone

Couteaux avec lames "carbone"
et couteaux avec lames "inox"

Il est important de connaître la différence entre ces deux dénominations de l'acier utilisé sur les lames de couteaux.

Les lames dites "carbone"

Tout d'abord, l'appellation "lame carbone" passée dans le langage courant de la coutellerie n'est pas claire.

En effet tous les aciers contiennent du carbone sinon ce n'est plus de l'acier, mais du fer.

L'acier est un alliage de fer et de carbone.

Il faut entre 0.02 et 1.67 % de carbone pour obtenir de l'acier.

A partir de 2 % c'est de la fonte, trop dure et donc trop cassante pour une lame de couteau.

Sur une lame les proportions d'acier les plus courantes sont entre 0.40 % et 0.95 %.

Une forte teneur en carbone permet plus de dureté et les lames obtenues ont donc un bon tranchant qui dure plus longtemps.

Par exemple la lame du couteau allemand Mercator K55K, dans sa version non Inox, contient 0.75 % de carbone (Acier dont la dénomination courante est le XC75, le nombre 75 indiquant donc ces 0.75 % de carbone).

C'est aussi le cas du couteau Douk Douk dans sa version "noir bronze".

L'inconvénient majeur de ces lames à l'excellente coupe est qu'elles sont sensibles à l'oxydation et ne sont donc pas "Inox" (Stainless en anglais ou Rostfrei sur le couteaux allemands).

Pour être plus précis non devrions donc nommer ces lames "lames en acier non Inoxydable" mais c'est effectivement un peu long...

Autres composants de l'acier

D'autres éléments entrent bien sûr dans la composition des aciers de lames de couteaux > les voici plus en détail.

Les lames dites "Inox"

Sur les lames inoxydables, abrégé par "Inox" en France ("stainless" en anglais), est ajouté du Chrome dans une proportion d'au moins 13 %

Mais attention si un acier avec cette proportion de chrome devient beaucoup plus résistant à la corrosion il n'est jamais totalement inaltérable.

Plus la lame contiendra un forte proportion de Carbone et ce malgré le Chrome, plus elle sera susceptible de s'oxyder dans des conditions d'exposition à l'air et à l'humidité. 

En France les deux acier inox les plus courants sont le 12C27 de la compagnie suédoise Sandvik que l'on trouve par exemple sur les Au Sabot et le 440 C que l'on trouve sur le Douk Douk dans sa version lame Inox.

Protéger et entretenez vos couteaux

Si on aime son couteau de poche il faut en prendre soin.

C'est encore plus vrai lorsque l'on choisit la qualité de coupe d'un couteau avec lame dite "carbone".

Je vous renvoie donc à un autre article sur l'entretien des lames carbones.

Quel lame pour quel usage ?

Pour faire simple je dirais que pour l'alimentaire il vaut mieux prendre une lame en acier inoxydable.

Vous n'aurez pas à essuyer tout de suite votre lame après avoir coupé une pomme.

De plus les lames carbone donnent souvent un mauvais goût de "fer" à ce qui est coupé avec...

Réservez les lames carbone aux utilisations de bricolage, de jardinage qui demandent une bonne coupe durable.

Par ailleurs, si je peux me permettre un conseil de bon sens, évitez le lave vaisselle pour vos lames carbone.

Si vous voulez plus d'information sur l'acier en général voici le lien de la page qui lui est consacré sur l'encyclopédie contributive Wikipédia > L'Acier.



jeudi, décembre 3 2009

Les types et profils des lames de couteaux

Différentes formes de lames sur les couteaux

Je ne fait que relayer un article publié sur l'encyclopédie contributive Wikipédia et qui traite des différents types et profils de lames.

> Lames en coutellerie, Wikipédia